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Publié par Jean Benoît

Construire son bonheur : De la maîtrise du corps à la clarté de l'esprit. > Une exploration de la loi de cause à effet appliquée à la santé et aux choix existentiels. Ici, la raison remplace la passion pour bâtir une vie épanouie, fondée sur la sagesse des anciens et l'exigence du présent.

Un enfant court en écartant les bras, l'ombre de ses bras font, sur le sol, de grandes ailes d'oiseau

 

Blog Yoga Originel

 

English text

 

Construire son bonheur

 

 

Résumé : Ce texte défend une vision pragmatique et responsable du bonheur, loin des concepts passifs ou acquis d'avance. Il s'articule autour de quatre piliers fondamentaux :

 

  • La Loi de Cause à Effet : Le bonheur n'est pas un droit, mais le résultat concret de nos actions. Chaque parole et chaque geste entraînent des conséquences inéluctables. Le malheur est souvent le fruit de l'inaction ou de choix inadaptés.

  • La Santé comme Socle : Le corps est la base de l'existence. Une alimentation brute, un bon sommeil et le rejet des aliments transformés sont essentiels. Négliger son métabolisme ou son microbiote aujourd'hui, c'est s'assurer une souffrance future.

  • La Spiritualité Authentique : Contrairement aux savoirs complexes et livresques, la spiritualité doit être une pratique quotidienne simple et harmonieuse. Elle consiste à poser des actions justes au bon moment, avec application.

  • La Raison contre l'Envie : Le secret d'une vie réussie réside dans la capacité à écouter sa raison plutôt que ses pulsions passionnelles. En s'appuyant sur la sagesse des anciens, on apprend à distinguer le simple désir du véritable besoin pour préserver son avenir.

 

L'idée force : Le vrai bonheur demande de la discipline et de l'anticipation. Être « âgé sans être vieux » est un projet qui se prépare dès la jeunesse par le respect du corps et la maîtrise de l'esprit.

 

Texte

 

Je suppose que vous voulez être heureux... Il est vrai que ce n'est pas aisé de définir ce qu'est le bonheur, donc je reformule : « Je suppose que vous ne voulez pas être malheureux » ou encore « Je suppose que vous ne voulez pas souffrir ». Je parle de souffrance morale, mentale. C'est normal, qui aime souffrir ?

 

Mais que faites-vous pour cela ? Que faites-vous pour ne pas souffrir ? Que faites-vous, dans votre vie, pour ne pas être malheureux ? Que faites-vous, dans votre vie, pour être heureux ? Voulez-vous être heureux sans rien faire pour cela ? Comme si le bonheur était un droit, quelque chose qui vous était dû.

La Loi de Cause à Effet

 

Le bonheur n'est pas un droit. Le bonheur est le résultat d'une vie menée de façon qu'elle soit heureuse. Il y a des choses à faire pour être heureux, et d'autres à ne pas faire. Chaque pensée, chaque parole et chaque action entraîne une réaction, des conséquences. Cela recoupe la notion spirituelle du karma. Même si l'on n'adhère pas à la théorie indienne du karma, c'est une vérité que chaque pensée, chaque parole et chaque action entraîne une conséquence. Je suis bien certain que vous le savez.

 

Tout ce que vous ne faites pas, ou tout ce que vous faites au mauvais moment, entraîne une conséquence : par exemple, si vous ne vous brossez pas les dents, vos dents auront des caries, des infections et vous les perdrez ; elles seront arrachées et vous mâcherez moins bien, donc vous digérerez moins bien, sans compter l'esthétique du sourire et l'image de soi que vous aurez !

Le Corps, fondement du Bien-être

 

Si vous vous nourrissez mal, avec des aliments transformés, vous aurez des maladies chroniques et votre santé s'en trouvera altérée, donc votre vie. Votre métabolisme vous jouera des tours et vos capacités d'action, votre sérénité, s'en trouveront altérées. Le bonheur sera plus difficile.

 

Vous mangez trop, votre santé se dégrade ; vous ne mangez pas suffisamment, votre santé se dégrade ; vous mangez des aliments vides, transformés par l'industrie alimentaire, votre santé se dégrade. C'est important, la santé. « Comme on fait son lit, on se couche ».

 

Tous les actes, ou l'absence d'actes, entraînent une réaction. Si vous voulez être heureux, faites en sorte que vos actes soient favorables au bonheur. Ne dites rien, ne faites rien qui puisse entraîner des conséquences négatives. Ne dites rien, ne faites rien qui soit nuisible pour vous et, si vous avez envie de le faire quand même, n'écoutez pas votre envie, écoutez votre raison. L'envie est votre pire ennemie, la raison, votre meilleure amie. Si vous voulez être heureux, faites ce qu'il faut pour l'être, soyez raisonnable.

Une Spiritualité Authentique

 

En spiritualité, c'est la même chose ; certaines personnes qui veulent être heureuses pensent que par la spiritualité elles auront plus de chances de l'être, et je suis de leur avis. Cela dit, le mot « spiritualité » regroupe tant de choses, tant de concepts, certains pertinents, d'autres contre-productifs. Ainsi je corrige : je parlerai de spiritualité authentique.

 

Qu'est-ce qu'une spiritualité authentique ? Elle vous simplifie et vous permet de tout « mettre à plat ». Si une spiritualité vous semble compliquée, « hors-sol », alors c'est qu'il ne s'agit pas d'une spiritualité authentique. Le bonheur va toujours avec ce qui est simple et harmonieux. Voilà des critères qui sont susceptibles de vous aider à choisir.

 

Voulez-vous accumuler les connaissances livresques ? Voulez-vous apprendre les mots sanskrits, hébreux, grecs, pâlis, français, anglais, araméens qui disent la spiritualité ? La spiritualité authentique n'est pas verbale ou écrite, elle est une pratique, une pratique quotidienne. Elle n'est pas une collection de mots ni de concepts. Il y a des choses à faire et des choses à ne pas faire pour être heureux.

L'Action Juste

 

Dans la vie, il faut bien manger, boire de l'eau et dormir : c'est la base. Cela ne suffit pas, mais c'est la base. Il faut aussi accomplir des actions justes. Qu'est-ce qu'une action juste ? C'est une action faite parce qu'elle demande à être faite, et qui est faite quand il faut la faire et comme il faut qu'elle soit faite.

 

Faire une action quand il faut qu'elle soit faite, cela veut dire au moment voulu. La procrastination, la paresse et l'oubli ne sont pas favorables à l'action juste. « Il ne faut jamais remettre au lendemain ce qui doit être fait le jour même ». Faire quelque chose comme cela doit être fait, c'est bien faire les choses, c'est s'appliquer.

Préparer ses Vieux Jours

 

Évitez de manger des aliments transformés, ils ne sont jamais bons pour la santé. Lisez leur composition : s'ils contiennent des additifs, ne les achetez pas. Cuisinez des aliments bruts, évitez les huiles de graines, privilégiez l'huile d'olive vraie, l'huile de coco et les graisses animales, comme le beurre, la graisse de canard et le blanc de bœuf. Si vous êtes végan, alors vous aurez des soucis pour vous nourrir comme il convient, mais c'est un choix personnel, éthique.

 

La santé de vos vieux jours se construit sur le long terme ; ce que vous mangez jeune aura des effets sur votre santé plus tard. Certaines substances nocives ne manifestent leurs effets négatifs que bien après. Beaucoup de maladies inflammatoires chroniques sont dues à ce que vous avez mangé tout au long de votre vie. Même la maladie d’Alzheimer est liée au microbiote, à la santé de vos intestins. N'abusez pas de l'alcool et du sucre, vous en paierez le prix plus tard et il sera trop tard.

La Sagesse des Anciens

 

Évitez de vous mettre dans des situations potentiellement dangereuses, comme les rassemblements de foules ou les activités risquées qui font monter l'adrénaline pour vous sentir « plus vivant » ; un jour vous aurez un accident et vous serez moins vivant, handicapé ou mort. Soyez raisonnable. Écouter sa raison plutôt que ses passions, voilà l'un des secrets du vrai bonheur. Je sais bien que les jeunes détestent être raisonnables et la routine ; ils considèrent l'un comme l'autre comme des caractéristiques de la mort.

 

Écouter les anciens, autrement dit les « vieux », les jeunes n'aiment pas cela. Pourtant, les vieux ne sont pas dénués de sagesse : ils ont vécu, ils ont fait des erreurs dont ils paient encore le prix. Jadis, les jeunes écoutaient et respectaient les anciens, s'évitant ainsi bien des déboires. Vous êtes jeune ? Je vous conseille d'écouter les conseils des vieux. Je suis vieux, alors vous ne voudrez peut-être pas écouter ces conseils. Avant d'être vieux, j'étais jeune et j'aimais écouter les conseils des vieux sages. Mais « de mon temps », c'était chose courante.

Conclusion : Distinguer l'Envie du Besoin

 

Le vrai bonheur n'est certainement pas d'écouter sans retenue ses désirs ou ses caprices. Dans la vie, il y a des choses à faire et des choses à ne pas faire, il y a des choses que l'on a envie de faire et des choses que l'on a besoin de faire. Si vous avez un doute, demandez-vous : « Ai-je besoin de le faire ou ai-je envie de le faire ? ». Cela sera un bon début vers la sagesse.

 

Votre corps a des besoins, des exigences, et ces besoins ne sont pas souvent identiques à vos envies ou à vos désirs. Votre corps est la base de votre vie : respectez-le, écoutez-le. Votre corps ne se soumettra pas à la superbe de votre jeunesse, à ses élans ou à ses pulsions passionnelles. Ne vous mettez pas dans la position d'avoir à dire, plus tard : « Si j'avais su », car il sera trop tard. Sachez que vous pouvez être âgé sans être vieux, et cela se prépare tout au long de sa vie, jeunesse y comprise.

 

lavoie.eu@gmail.com

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R
Bonjour,<br /> Si j'ai envie d'une glace à la vanille de temps en temps dois-je réprimer cette envie?<br /> Et si 'on ne suit jamais ses envies , la vie ne deviendra t'elle pas trop austère
Répondre
A
J'ajoute que l'envie de plaisir est une chose naturelle mais qu'il ne faut pas que l'on satisfasse une envie au lieu de faire ce que l'on doit faire : la priorité des obligations et des devoirs sur les désirs et les envies est importante.
H
Vous avez raison... en toutes choses il faut savoir raison garder. Ce que je fais, dans ce cas là, c'est de me dire : "j'ai besoin d'une glace à la vanille" et ça marche ! Je plaisante. Il faut régulièrement laisser la pression s'échapper. La force de la soupape se règle avec discernement.