Le courage d'être libre
La liberté et le libre-arbitre sont des défis exigeants qui demandent de réconcilier nos devoirs d'adulte avec notre soif de sens. Pour trouver l'équilibre, il ne suffit pas d'attendre que la vie nous comble : il faut accepter d'abandonner nos vieux concepts limitants.
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Entre responsabilité d'adulte et simplicité retrouvée
Résumé : La liberté et le libre-arbitre sont des défis exigeants qui demandent de réconcilier nos devoirs d'adulte avec notre soif de sens. Pour trouver l'équilibre, il ne suffit pas d'attendre que la vie nous comble : il faut accepter d'abandonner nos vieux concepts limitants. Ce texte explore comment l'accomplissement de nos responsabilités est le socle indispensable pour retrouver une authenticité d'esprit, semblable à celle de l'enfance.
Texte
La soif de sens et le libre-arbitre
Le libre-arbitre et la liberté sont des concepts difficiles à vivre. Nous sommes souvent assoiffés de sens, désireux de connaître la raison profonde de notre existence. Pourtant, comme peu de voix — en dehors des dogmes — s'expriment sur ce sujet, nous avons tendance à archiver cette soif au fond de nous et à l'oublier.
Pourtant, notre vie puise sa source en nous-mêmes. Il est possible de s'y abreuver, mais cela demande une volonté consciente et une action concrète. Ce n'est pas l'eau de la source qui viendra à nous pour étancher notre soif. L'eau est là, elle est une Grâce (un cadeau de la vie) dont nous ne sommes pas les auteurs. Elle est à portée de main, alors pourquoi ne pas boire ?
Souvent, c'est simplement parce que nous l'ignorons. Ou peut-être croyons-nous, à tort, que les distractions du monde extérieur suffiront à nous satisfaire. Mais avez-vous déjà remarqué que cette « eau » du monde n'étanche jamais durablement votre soif intérieure ?
L'existence sans conscience
Avez-vous réalisé que sans la conscience de cette source de vie et de son harmonie fondamentale, l'existence semble parfois dénuée de sens ? Tout ce que nous bâtissons finit par s'effacer. Comme le disait Georges Clemenceau : « Les cimetières sont pleins de gens indispensables qui ont tous été remplacés. » Nous écrivons nos accomplissements sur le sable, et une vague finit toujours par tout emporter.
C'est là qu'interviennent la liberté et la responsabilité : c'est à l'assoiffé de faire l'effort de se baisser pour boire. Personne ne peut le faire à sa place. Certains préféreraient ne pas avoir ce choix et rester comme des enfants dont on s'occupe intégralement. On cite souvent cette idée qu'il faut ressembler aux petits enfants pour accéder à la plénitude, mais cela demande une transformation radicale.
Tuer le « vieil homme » pour renaître
Pour retrouver cette simplicité enfantine, il est indispensable de tuer le vieil Homme en soi, c'est-à-dire notre identité construite sur de vieux schémas. Ce n'est pas une question de religion, mais de véritable détachement. S'il est difficile de se séparer de ses biens matériels, abandonner les idées préconçues que l'on a sur soi-même est un défi autrement plus ardu !
Beaucoup veulent les privilèges de l'enfant — être pris en charge, recevoir sans donner — sans vouloir abandonner leurs vieux masques. C'est une attitude capricieuse. Pour retrouver la pureté de l'enfant intérieur, il faut paradoxalement commencer par être un véritable Homme.
Le principe de réalité et l'action
Avant de vouloir transformer votre esprit, acceptez le principe de réalité. Assumez vos devoirs, vos obligations et vos responsabilités. C'est une fois que vous êtes solidement ancré dans votre vie d'Homme que vous pouvez, en esprit, lâcher prise sur votre ego et redevenir simple comme un enfant.
Dans la vie, il y a des priorités :
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Faites toujours en premier ce que vous devez faire.
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Ensuite, s'il vous reste du temps, faites ce que vous voulez faire.
Négliger ses obligations a toujours des conséquences plus lourdes que de renoncer à une envie passagère. Vous avez le droit de faire ce que vous voulez, tant que cela respecte la loi et autrui, mais que cela ne se fasse jamais au détriment de vos engagements. Un Homme est quelqu'un qui assume ses devoirs. Petite précision : le mot « Homme », avec une majuscule, nomme l'être humain, dont bien évidemment la femme fait partie.